ACTU.FR / 17 DECEMBRE 2024
Cédric NITHARD

La Petite humeur de la semaine pose un autre regard sur un élément d’actualité, un fait de société, une personnalité marquante… Avec mordant, ironie, sympathie, tendresse ou humour, en évitant tant que possible la méchanceté gratuite, l’idée est de vous amuser et, à l’occasion, apporter une réflexion avec une pointe d’irrévérence et de malice sans se prendre au sérieux.
La Petite humeur de la semaine : ZFE, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
Avec son mille-feuille administratif, la France a une autre spécialité que sont les règles et lois incohérentes. Les deux combinés donnant un feu d’artifice de stupidités. Le plus bel exemple en date étant très certainement les Zones à Faibles Émissions ou les ZFE. Trois lettres qui terrorisent tout détenteur d’un véhicule thermique. On le savait les voitures ne sont plus en odeur de sainteté. Certains en ont fait le symbole de tous les maux liés à la pollution. Du fameux SUV urbain – dont le volume inadapté à nos villes suffit souvent au ridicule de son conducteur – jusqu’au vieux tacot que l’on garde par obligation… tout doit disparaître. À deux doigts de sortir les calèches et de tous monter à cheval… mais les écologistes pointeront sans doute l’exploitation animale. Où est donc passée l’idée qui faisait de la voiture un symbole de liberté. Ce bonheur à 18 ans de passer son permis et de pouvoir emprunter la voiture de ses parents, d’aller chercher au pied de chez elle (ou lui) un rendez-vous amoureux, de faire ses premiers longs voyages au volant de sa « titine » personnelle, de partir se balader à l’improviste sur des routes de l’arrière-pays…
Tout cela ne s’évapore pas avec les ZFE, encore faudra-t-il le bon véhicule. Et si ce n’est pas le cas, selon les politiques, pas de problème cela serait si facile de le changer. C’est évident, si les gens gardent leur vieille voiture polluante c’est par choix… Il faut dire que beaucoup ont semblé tellement enclin à acheter des vélos électriques au prix d’un scooter qu’à partir de là tout peut passer. Surtout si on ajoute une petite dose de cynisme comme de faire des transports en commun la solution ultime. Qui les pratique, sait à quel point cela limite la liberté de déplacement. Pour aller dans certaines zones rurales il faut quasiment monter une expédition, selon où vous travaillez bonjour la galère, pour aller à un concert le soir ne comptez pas revenir et, comme c’était le cas ce week-end, faire avec les grèves et suppressions surprises de train… Et on ne parle pas des tarifs pratiqués lors des fêtes. Alors, bien sûr, il faut oeuvrer à lutter contre la pollution, alors l’État a pondu sa mesure et laissé aux collectivités, sans leur donner les moyens, le soin à chacune de les mettre en place à leur manière et aux citoyens de se débrouiller. Pourtant, il y avait un moyen bien plus simple pour arriver aux mêmes résultats que les ZFE : renforcer la part écologique du contrôle technique. Mais non, il fallait mieux mettre en place une usine à gaz. C’est tellement Français.