MIDI LIBRE / 10 DECEMBRE 2024
Ils ont manifesté devant l’Hôtel de Métropole.
Une petite dizaine de membres du collectif AutreCOM a manifesté ce mardi 10 décembre devant l’Hôtel de Métropole avant de faire irruption dans la salle du Conseil.
Une poignée de militants du collectif AutreCOM a manifesté ce mardi 10 décembre devant l’Hôtel de Métropole de Montpellier. Munis de panneaux « Saint-Jean-de-Vinci », ils entendaient dénoncer le projet routier porté par Vinci et interpeller Michaël Delafosse sur ses engagements pris en juin 2020 avant le second tour de l’élection municipale.
Ils ont exhumé une lettre co-signée par Michaël Delafosse et Coralie Mantion au groupe local de Greenpeace dont ils publient des extraits dans un communiqué de presse. « Nous prenons l’engagement de ne pas financer ce projet placé sous la responsabilité de l’État et de consacrer prioritairement les investissements de la Métropole à des solutions de mobilités décarbonées et non polluantes (…) nous nous engageons à demander à l’État, en concertation avec les collectivités concernées, de revoir les caractéristiques du projet dans le sens d’un « boulevard urbain » (limité à 50 ou 70 km/h) et non d’une ‘autoroute' », écrivaient-ils.
Caractère autoroutier du projet dénoncé
AutreCOM s’interroge par ailleurs sur le vote, ce mardi 10 décembre, d’une « convention relative aux travaux de construction du rétablissement et de substitution de la ligne 2 du tramway, pour un montant de 6 840 375 € HT. Ligne qui sera coupée de mi 2026 à mi 2027 entre le sud de Sabines jusqu’à St-Jean-de-Védas, des bus de substitution prenant le relais du tram ». Ils dénoncent une « opacité sur le financement du COM » et craignent que « des dépenses soient imputées au budget de la Métropole sans délibération préalable. »
Dernier point : le collectif dénonce enfin « le caractère autoroutier du projet » loin du « boulevard urbain demandé par AutreCOM… et par M. Delafosse en 2020 ! »