MIDI LIBRE / 27 NOVEMBRE 2024
Cathy SOUN
Nathalie Oziol candidate aux élections municipales à Montpellier. Midi Libre – JEAN-MICHEL MART
L’annonce de la candidature de Nathalie Oziol aux municipales en 2026 à Montpellier fait entrer de plain-pied dans la campagne. Voici ce qu’en disent l’élue insoumise Alenka Doulain, les écologistes et la droite.
Tout le monde s’y attendait. Pourtant l’annonce de la candidature de Nathalie Oziol aux municipales à Montpellier, au détour d’un déjeuner avec la presse ce lundi, en a surpris plus d’un… et même coupé l’herbe sous les pieds de certains. Car même si La France Insoumise est un mouvement, pas un parti, elle n’en respecte pas moins des procédures et un calendrier. Or le timing choisi par la députée insoumise de la 2e circonscription de l’Hérault ne respecte ni l’un ni l’autre.
La boucle départementale de l’Hérault, qui rassemble les militants locaux, doit se réunir le 1er décembre pour discuter du texte d’orientation stratégique qui sera débattu lors de la convention nationale quinze jours plus tard. La désignation des têtes de listes dans les grandes villes de France ne doit pas intervenir avant mars prochain.
« Le temps viendra des désignations »
Alenka Doulain, principale élue d’opposition au conseil municipal depuis 2020, le reconnaît : « J’ai appris sa candidature par la presse. » Pour autant l’élue Mupes fait bonne figure : « Il est indispensable que les forces capables de porter un programme de transformation radicale s’organisent pour combattre quatre ans d’un mandat catastrophique de Michaël Delafosse. Je me réjouis de l’intérêt que notre députée porte à la question locale ». Légitime pour croiser le fer en 2026 avec le maire sortant comme elle l’a fait durant ce mandat dans l’opposition, l’élue esquive la question de la tête de liste pour représenter les Insoumis aux municipales : « Le temps viendra des désignations. » Et de poursuivre : « Ce qu’il faut avant tout, c’est un programme. Il ne s’agit pas simplement de tacler Michaël Delafosse sur Twitter. Il faut montrer aux habitants qu’un contre projet et une alternative à 40 ans de Frêchisme existe ». Et troisième point : « Il faut créer les conditions du rassemblement, c’était tout le sens de l’appel que j’avais fait à Coralie Mantion. La bataille à Montpellier est importante. »
La position de René Revol sur l’incinération : un point de blocage
Pas surprise par la candidature de Nathalie Oziol qu’elle estime « tout à fait légitime », Coralie Mantion relève pourtant un point de blocage en vue d’une éventuelle alliance. « Notre projet est très clair contrairement à celui de LFI. Le seul maire insoumis de la métropole, René Revol, est favorable à l’incinérateur à plastique qui va polluer l’air des Montpelliérains. Chez les écologistes, notre seul guide, c’est le projet. Ce n’est pas une question de personne. »
Sur l’autre pan de l’échiquier politique montpelliérain, Isabelle Perrein, également candidate déclarée, dénonce pour sa part « les non valeurs portées par LFI qui soutient des groupements terroristes et qui quand une loi les dérange, proposent de l’abroger ». Une chose est sûre, la candidature de Nathalie Oziol fait entrer le mundillo politique de plain-pied dans la campagne.