MIDI LIBRE / 5 NOVEMBRE 2024
Yannick POVILLON
Le parc, qui devait ouvrir cette année, reste désespérément fermé. Midi Libre – JEAN-MICHEL MART
Le parc de loisirs verra-t-il le jour, 18 ans après le lancement du projet ? MONTPELLIER MEDITERRANEE METROPOLE
Près de 18 ans après son lancement, le parc subit une nouvelle difficulté autour de la gestion du restaurant. Certains élus de la Métropole de Montpellier demandent que le projet soit abandonné.
Quand ça ne veut pas… Le parc multiglisse Gérard Bruyère verra-t-il le jour, 18 ans après le lancement de ce projet ludique ? Il vient de subir un nouveau coup dur en conseil de métropole au mois d’octobre.
Cette fois, c’est la gestion du restaurant sur le site qui vient d’être abandonnée. La Métropole avait reçu deux offres pour prendre la délégation de service public de l’établissement de ce parc de loisirs, à la fois lieu de promenade et lieu de pratique de sports de glisse sur un lac artificiel. Une seule offre a été retenue car l’une ne répondait pas favorablement aux attentes. Malheureusement, pour une raison qui n’a pas été expliquée en séance, le délégataire retenu n’a pas pu obtenir le crédit nécessaire. Le sort s’acharne…
« Un monument de gaspillage »
À l’occasion de l’examen de cette « déclaration d’infructuosité de la procédure », des élus d’opposition ont tiré à boulets rouges sur le parc baillarguois. La première, c’est Catherine Ribot, élue écologiste qui s’est insurgée d’une absence de « transparence autour de ce projet toujours aussi opaque… On ne sait pas combien ce parc a coûté : plus de 15 M€ ? », demande-t-elle. Avant de souligner que le parc a déjà fait l’objet de vives critiques dans un rapport de la chambre régionale des comptes : « Il est évident que ce parc aurait dû être arrêté il y a bien longtemps, quand sera-ce le cas ? ».
Clothilde Ollier, en a rajouté une couche sur « ce fameux wake-park qui devait être, selon M. Assaf une superbe opportunité et qui est devenu un monument du gaspillage d’argent public ». Aujourd’hui « on a un parc qui ne sert à rien et des ressources naturelles gaspillées », dit-elle avant de demander des clarifications.
Des food-trucks plutôt qu’un restaurant
C’est le vice-président en charge des sports, Christian Assaf qui les lui a apportées. D’abord sur la gestion du restaurant, puis sur la transparence : « L’ensemble des délibérations est à disposition. Je rappelle qu’un peu plus de 9 M€ de cet équipement sont consacrés à un bassin de rétention qui vise à sécuriser le pôle d’échange multimodal et un quartier à proximité », a-t-il souligné.
Sur la procédure, la métropole prévoit d’implanter des food-trucks, plutôt qu’un restaurant comme initialement envisagé « et un prestataire pour gérer le téléski uniquement », a conclu Christian Assaf. Sans dire les délais d’un parc muiltiglisse qui devait ouvrir en 2024. Mais l’année n’est pas encore terminée…